En réalité, c’est la droite qui a décidé la fin du Melville

En réalité, c’est la droite qui a décidé la fin du Melville !

Depuis plusieurs semaines, la polémique fait rage entre Jean-Michel Montgrédien, directeur du Melville d’un côté, et Valérie Fourneyron et Laurence Tison de l’autre, concernant l’avenir du cinéma le Melville.

Tout d’abord, nous regrettons que ce débat, par articles de presse interposés, ne soit pas plus apaisé. L’accès à un cinéma de qualité pour tous est un enjeu politique et culturel important, qui mérite un vrai débat.

D’ailleurs, nous nous réjouissons de la candidature de Jean-Michel Montgrédien pour la gestion des cinémas République. Il est tout à fait légitime qu’il le fasse, comme les autres candidats.

Sur ce sujet, quel est l’avis des Verts de Rouen ?

Depuis l’annonce de la création des docks – surface commerciale à l’Ouest de Rouen – et l’implantation d’un cinéma en leur sein, les Verts n’ont eu de cesse d’exprimer tout le mal qu’ils pensaient du projet présenté par Pierre Albertini.

En effet, alors dans l’opposition, nous considérions déjà que ce choix politique de l’adjointe à la culture de l’époque – qui n’était autre que Catherine Morin-Desailly – aboutirait à ce qu’il y ait au moins un cinéma de trop en centre Ville, remettant en cause inévitablement l’équilibre de l’offre du cinéma Rouennais.

Malheureusement, ce que nous avions dénoncé est en train de se produire: Gaumont a décidé de fermer les portes du Cinéma rue la République et le cinéma des Docks 76 a décidé de programmer des films Art & d’Essai.

Quelles conséquences ?

Un lieu historiquement connu et dédié au cinéma aurait disparu si la Ville n’avait pas décidé de le racheter, afin de le préserver des promoteurs immobiliers qui l’auraient transformé en résidence de luxe.

A partir de là, comment faire ?

Bien entendu, les annonces faites par Pierre Albertini et Catherine Morin-Desailly, indiquant qu’il n’y aurait pas de film Art & Essai
au cinéma Pathé des docks se sont avérées fausses.

Bien entendu, l’ouverture des docks a entraîné une réorganisation des cinémas de centre ville rive droite. Et forcément, la droite nous avait promis le contraire!

De même, la promesse de Catherine Morin-Desailly, que la gestion du Cinéma République serait confiée, à l’évidence, à Jean-Michel Montgrédien était une ineptie.

En effet qui pouvait croire que la mairie de l’époque n’aurait pas été obligée de lancer un appel d’offre comme le prévoit la loi, pour choisir un prestataire ?

La situation des cinémas de centre ville et plus particulièrement la situation du Melville est pour nous, directement la conséquence de la politique culturelle de la droite, et de Mme Morin-Desailly en particulier, qui démagogiquement, essaie de s’en sortir en signant la pétition pour sauver le Melville, alors même qu’elle porte la responsabilité politique des difficultés de celui-ci !

En effet, comment faire croire, raisonnablement, qu’il était possible, pour la ville, de financer deux cinémas d’Art et d’Essai ? Le Melville et le cinéma République ?

Alors que voulons nous pour le cinéma d’Art et Essai ?

Comme l’ensemble de la majorité – ainsi que l’ensemble de l’opposition d’ailleurs ! – nous avons voté le rachat du Cinéma République. Nous voulons un cinéma d’Art et d’Essai redynamisé et ambitieux pour notre ville.

Nous souhaitons que les subventions au Melville, tant que les Cinémas Républiques ne seront pas en activités, soient maintenues, et que l’association 2eme souffle soit associée au processus du choix du délégataire à titre consultatif, ou tout au moins, puisse être informée en toute transparence de l’évolution du projet, avec une garantie apportée quant aux modes de sélections du délégataire.

En fin, nous précisons que Cyrille Moreau, président du groupe des élus Verts et apparentés, est membre de droit de la commission d’appel d’offres.

Jean-Michel Bérégovoy,
Vice-président du Groupe des élus Verts et apparentés

Stéphane Martot,
Porte-parole des Verts de Rouen