LES VERTS REVIENNENT A LA SOURCE

Les Verts reviennent à la source

Paris – Normandie du 16 janvier 2010

Dans le débat autour de la reprise du Gaumont République, le groupe des élus Verts de Rouen veut se faire entendre. Et revenir à la source du problème : « En réalité, c’est la droite qui a décidé la fin du Melville », titrent-ils dans un communiqué tombé dans la soirée.

Car pour le porte-parole des écologistes, Stéphane Martot, l’arrivée du Pathé aux Docks a condamné de fait l’existence de la plus petite des salles du centre-ville. « Mais dès le départ nous nous sommes battus pour conserver sa vocation au plus ancien des cinémas [le Gaumont République, NDLR] au lieu de le livrer aux promoteurs. »

Face à la polémique qui n’a cessé d’enfler depuis plusieurs semaines entre Valérie Fourneyron, son adjointe à la culture Laurence Tison et le directeur du Melville – qui rappelait d’ailleurs hier à l’occasion d’une soirée de soutien organisée par l’association Le deuxième souffle que le maire « voulait faire crever Le Melville » – Jean-Michel Bérégovoy, l’adjoint à la démocratie participative, appelle au calme.
Présent lui aussi à la soirée de jeudi, il avoue que « la façon de gérer cette situation aurait pu être différente, mais qu’aujourd’hui il était temps d’ouvrir le dialogue dans un climat apaisé pour le bien du cinéma d’art et d’essai ». Ce qu’il ne veut pas en revanche, c’est l’absence, même temporaire, d’une programmation art et essai dans ce qui pourrait devenir la future capitale normande : « Ça ferait désordre, non ? », glisse l’élu qui souhaite que les subventions municipales – et celles des autres collectivités – soient maintenues au Melville pour lui permettre d’assurer la transition, quelle qu’elle soit.

Reste le choix du futur candidat. Lundi, les enveloppes seront ouvertes et chaque dossier examiné par les services et la commission destinée à se prononcer dans laquelle siégera le vert Cyrille Moreau. Une procédure qui, selon Jean-Michel Bérégovoy, doit « se faire en toute transparence pour éviter qu’ensuite on puisse dire que tel dossier a été rejeté car son porteur ne plaisait pas à la ville ».

L. D.