Dans l’ombre des élus Rouennais

Paris-Normandie du 06 août 2013

Quartiers. Considérés un temps comme des ersatz d’élus de proximité, les conseillers de quartier ont au fil des ans affirmé leur action, en même temps que la ville leur a octroyé un vrai budget.

Il est connu que les conseilleurs ne sont pas les payeurs. L’adage vaut aussi pour les conseillers… de quartier. Il a donc fallu trouver un fonctionnement qui permet à ces bénévoles, citoyens très impliqués, d’œuvrer pour le bien commun sans connaître la frustration, faute de moyens. Cela n’est pas allé sans mal. Mais leur bilan, présenté il y a peu au conseil municipal de Rouen, fait état d’un assez juste équilibre. Ce panorama couvre l’activité des douze conseils de quartiers de 2009 à 2012. Deux années charnières, 2009 étant l’année de « reprise en main » après le retour des socialistes à l’hôtel de ville, et 2012, celle qui précède la période « no man’s land » pré-électorale.

Un budget bien à eux

La démocratie participative était d’ailleurs un pilier de la campagne des municipales de 2008. L’enjeu n’est donc pas anodin.
Mais voilà, « à chaque fois qu’il y a une nouvelle mairie, il faut tout reprendre à zéro », confessait d’ailleurs l’adjointe Caroline Dutarte en début de mandat. Au même moment, Guillaume Grima, élu Vert alors adjoint, prenait en main le dossier « sécurité routière » ouvert en 2003 par les conseillers de quartier du Mont-Gargan. Eh bien, c’est fait ! L’aménagement d’un carrefour sécurisant est inscrit au budget 2013 du conseil (lire par ailleurs). « Les études sont en cours et une information sera donnée via le journal du conseil de quartier en septembre », indique la ville. C’est d’ailleurs ce budget autonome – baptisé « budget participatif » – qui a changé la vie des conseillers.

 

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Pour rappel, le budget participatif a un budget annuel de 200.000€ et a été instauré dans le cadre de la délégation de la démocratie participative, dont Jean-Michel Bérégovoy avait alors la responsabilité.