Hébergement d’urgence surchargé : les Verts de Rouen donnent l’alerte

Article de 76 Actu du 29 novembre 2013

 

Trop de personnes sans domicile fixe à la rue la nuit. Avec l’arrivée du froid, les écologistes de Rouen tirent la sonnette d’alarme contre le manque de places d’hébergement.

 

Le groupe Europe Écologie les Verts (EELV) du conseil municipal de Rouen déposent, vendredi 29 novembre 2013, lors de la séance de 17h30, à l’Hôtel de Ville, une motion d’urgence sur le manque d’hébergements pour les sans-abris à Rouen et surtout dans l’agglomération.

« Les structures existantes à Rouen n’ont plus la capacité pour tous les accueillir et les accompagner vers des solutions pérennes. Contraintes à l’accueil alterné, elles peinent à offrir une nuit à l’abri pour cinq autres aux intempéries, à la rue, à la violence », précise la motion. Et à la colère que doivent gérer chaque soir les travailleurs sociaux épuisés de ne plus remplir leur mission d’accueil inconditionnel et d’accompagnement.

« Des familles entières à la rue »

Selon Florence Cordonnier-Rosée, conseillère municipale EELV, entre 70 et 80 personnes sans domicile fixe dormiraient dans la rue, à Rouen, faut de structure d’accueil :

 Les offres d’hébergement sont inférieures à la demande. Il ne s’agit là que d’une estimation qui se base sur les appels au 115, lequel est surchargé. Du coup, beaucoup de personnes le savent et n’appellent même plus… Il y a des familles entières à la rue. Les sans-abris avec les chiens savent qu’ils ne seront pas accueillis avec leur animal et n’appellent pas le 115, eux non plus. On demande une concertation pour savoir comment agir à l’avenir. Là, c’est l’hiver, la situation des SDF est très médiatisée, mais on meut aussi dans la rue en été…

 

« Manque d’ambition des autres collectivités »

Et la motion d’urgence qui sera lue lors du conseil municipal de poursuivre en pointant un manque de discussion à l’échelon de l’agglomération :

 Si on se félicite à Rouen des travaux d’humanisation dans les foyers rouennais, résorbant les dortoirs insécurisés au profit d’espaces individuels qui garantissent un minimum d’intimité, il faut également regretter ailleurs le manque d’ambition des autres collectivités qui ont tendance à se défausser sur la ville centre rendant impossible l’accueil des publics les plus fragiles. »

 

LIRE LA SUITE SUR 76ACTU